photo d'Eric Garault, un arbre au Togo

Les Gardiens du Vivant

Les Gardiens du Vivant

Une exposition, mais quatre histoires. Pour documenter l’action de la Fondation Yves Rocher, qui soutient des programmes de reforestation dans le monde depuis 1991, le photographe Éric Garault, à la fois reporter et éminent portraitiste, s’est rendu au Togo, en Équateur, aux Pays-Bas et dans les campagnes françaises. Il y a rencontré des femmes et des hommes qui, dans des écosystèmes différents et face à des réalités diverses, cherchent et mettent en place des solutions où l’arbre est le vecteur central de leur action.

Au Togo, petit pays d’Afrique de l’Ouest coincé entre le Ghana et le Bénin, les paysages verdoyants masquent une fragilité profonde. Pression démographique et raréfaction des terres poussent les agriculteurs à cultiver les rives du Zio, accentuant l’érosion et le risque d’inondations. En France, la disparition de plus de la moitié des exploitations agricoles depuis les années 1980 fragilise également le vivant. Avec elle, déclinent oiseaux et pollinisateurs, parfois de 30 à 60% Face à cette érosion, de nouveaux modèles émergent. Aux Pays-Bas, où chaque mètre carré compte, chaque arbre fait aussi la différence. Sur ce petit territoire grignoté par la mer, avec l’une des densités de population les plus élevées au monde, l’agriculture est un héritage ancien qui doit aujourd’hui s’adapter : cultures hors-sols, surfaces libres rares et chères, eau qui se pollue et biodiversité comprimée, écrasée, fragilisée Enfin, l’Équateur. Premier pays à avoir inscrit un «droit à la nature» dans sa Constitution, sa forêt n’en reste pas moins sous pression des ambitions pétrolières qui menacent des territoires précieux.

A chaque fois, derrière les enjeux écologiques se dessinent des questions sociales. En effet, la sauvegarde de l’environnement ne peut se concevoir sans intégrer la question des populations qui y vivent. La Fondation Yves Rocher s’attache également à sortir des milliers de familles de la précarité et à améliorer leurs conditions de vie. Séparés parfois par des milliers de kilo-mètres, tous ces espaces naturels sont reliés par la force fragile de l’arbre, qui se réimpose et devient à la fois un rempart et une ressource, mais aussi – et surtout – un symbole. Celui d’un avenir partagé autour d’une conviction planter, protéger et transmettre pour tenter de préserver le vivant et retrouver une harmonie durable entre les humains et leur terre matricielle

Festival Photo La Gacilly

error: Écris-moi si tu veux utiliser cette image.